"5 questions à ..."

Synthèses



Synthèse Q1

Rapporteur Robert SPIZZICHINO


Synthèse Q2

Rapporteur Robert SPIZZICHINO



Synthèse Q3

Rapporteur Gilles ROUBY

La question 3 portait sur une construction commune d’une telle alliance, et de la résonance avec les mobilisations citoyennes. Et donc in fine des moyens et ressources qu’une orga pourrait apporter au projet d’alliance de la société civique, et de la coopération que cela implique.

Pour la plupart les orgas se posent cette même question en interne car elles se vivent déjà comme réseau de réseaux. D’où l’idée de « communauté apprenante » au service du projet, de synergie, reconnaissant la capacité à mener ses propres actions dans un cadre commun. Faire vivre une alliance est déjà un pari en soi, mais un pari utile.

Quelle que soit la forme, un préalable s’impose : la nécessaire interconnaissance entre les acteurs, tissant des liens inter-personnels. Cela nécessite du temps, mais est gage de confiance. Savoir qui on est et qui sont les autres pour identifier et reconnaître les principales compétences mobilisables. Il s’agit de faire l'inventaire de ces savoirs, de ces compétences. Cela impactera notre capacité de coconstruire ensemble.

La fonction de mutualisation : Plusieurs architectures sont évoquées, parfois négativement. Il s’agit là d’une stratégie à décider, et donc du véhicule le plus à même de porter cette stratégie. Une coopérative ? La création d'un GIC, “groupe d'intérêt civique” ? Une plateforme ? Les avis ne sont pas tranchés, tout reste à penser.

Le travail de charte commune permettrait de fixer des repères entre nous. Il s’agirait de tisser des ponts. La question n’est alors pas celle du pourquoi, mais celle du comment. La mutualisation porte alors la double exigence de l’action et du sens. L’idée d'accords de réciprocité tels qu’évoqués à Villarceaux, permettrait de poser la place de chacun.

La dimension territoriale peut être notre fragilité si elle n’est pas incluse dès l’origine du processus. D’où la formulation de « territoires accueillants », et voir comment ces territoires peuvent être le lieu d'atterrissage d'actions, et facteur de développement par une mise en récit de ces territoire, et d’écoute.

Enfin, un tel travail nécessite une feuille de route stratégique, de vraies orientations politiques pour pouvoir porter une parole publique. Car la force de l’alliance doit être supérieure à la simple addition de ses membres. Elle doit vivre avec et dans les mobilisations citoyennes et syndicales.

La principale crainte est celle du temps à y consacrer. D’une part voir des tensions apparaître avec des moyens dérisoires pour y travailler. D’autre part cela demande beaucoup d'investissement, de coordination pour être sûr que ce ne soit pas une alliance de circonstance, mais tournée vers l’action. Dans tous les cas la fonction d’animation est essentielle.

Une autre concerne le rapport au politique qui sait prendre des éléments dans notre travail, les segmenter sans en mesurer la portée politique. Se pose alors la question démocratique, concomitante de la vie associative, comme projet politique.

Enfin, les associations sont en danger aussi du fait des attaques directes que porte et portera le Rassemblement national. Il faut agir maintenant et collectivement car leur objectif, c'est faire taire l'opposition, et nous d'abord, la société civile.



Synthèse Q4

Rapporteur Gaël Louesdon

Les réponses à la question 4 attestent d’un bésoin partagé de « sortir du présidentialisme », tout en donnant à voir les capacités de la société civique à inventer et faire vivre des innovations sociales et politiques porteuses de la création d’une démocratie continue encore inédite qu’il conviendrait d’articuler à la démocratie représentative (pour la régénérer, voire pour la sauver...).

Cette nécessaire sortie du présidentialisme s’affirme au travers de l’idée d’un altergouvernement qui serait composé de « personnalités/singularités fortes », non exclisivement issues de la « société politique ». Sortir du présidentialeme étant une rupture culturelle qui prendra nécessaire du temps, il n’est pas surprenant de constater que demeure le besoin d’aller chercher des personnes « capables d’incarner » ce changement de posture, de garder chevillée au corps une éthique forte dans le rapport au pouvoir de gouvernement.

Parce que ce chemin d’émancipation par rapport au présidentialisme n’en n’est qu’au stade l’énonciation, il n’est pas anormal que l’idée d’un contrat civique de gouvernement partagé entre société civique et société politique interpelle les réseaux interviewés. Cette idée intéresse, elle intrigue. Au moins au plan intellectuel, elle queestionne. C’est donc très probablement un chantier à ouvrir rapidement...

Enfin, il y a unanimité pour dire que la triple hypothèse stratégique proposée par HUMUS n’a de chance d’exister sans la présence active d’une société civile forte et rassemblée pour qu’elle ait une chance d’advenir. D’autant plus que la classe politique de gauche y est, pour l’heure, complètement étrangère ...



Synthèse Q5

Rapporteur Robert SPIZZICHINO